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Expo David Mesguich à l'Artothèque à Mons du 30 juin au 1er septembre 2019

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 « Lucie et les Papillons » | Square Roosevelt à 7000 Mons

L’apogée du parcours de L’art habite la ville s’installe à Mons ! A travers son œuvre " Lucie et les Papillons", l'artiste David Mesguich a élaboré une représentation de l’innocence et la pureté de l’enfance, à l’image de sa fille Lucie.
Cette œuvre monumentale est à découvrir dès ce dimanche 30 juin au Square Roosevelt à Mons.

Rendez-vous pour Inauguration | Lucie et les papillons de David Mesguich

 Exposition « David Mesguich : Making off de « Lucie et les Papillons » | Artothèque

L’exposition présentée à l’Artothèque dévoile une facette plus intime et peut-être plus engagée d’un artiste très proche du monde de la rue.vous serez accueilli par une sculpture immaculée d'un homme grandeur nature, menotté.

Le ton est donné. David Mesguich avant d’être artiste était grapheur connu sous le surnom de USER 79. Le monde de la rue, il le connait bien, surtout celui des interdits et des zones de non-droit. Ses premières gouaches de trains ou de gares présentées dans l'exposition surprennent par le cadrage et le style photographique noir et blanc.

Comme en témoigne un dessin spécialement réalisé de "Lucie et les papillons" installée dans le square Roosevelt, il évolue ensuite vers un dessin plus graphique et architectural où l’humain se fond littéralement dans des paysages urbains aux lignes et perspectives brisées.

David Mesguich fait du numérique son premier lieu de création, seul dans l'immensité du code, il dessine les prémices de ces sujets. Ses sculptures prendront vie par la rencontre entre technique d'imagerie en trois dimensions et modelage traditionnel.

L'artiste est fasciné par l'esthétique polygonale, élément de langage du glitch art, les jeux vidéo des années 80, 90 ainsi que par la dramaturgie de l'art baroque.

Chaque facette ou détail de la sculpture est méticuleusement retravaillée par l’artiste jusqu’à retrouver dans la blancheur immaculée de la matière une singularité et une umanité propre au personnage représenté.

Les quelques sculptures de petits et grands formats présentes dans l'exposition interrogent la condition humaine en transitant obsessionnellement entre réel et numérique, entre lieux publics et non-lieux, entre légal et illégal, entre passé et futur.

Enfin, une vidéo du making off de l'installation de l'œuvre sur le square Roosevelt complète cet aperçu de l'œuvre de l'artiste et de son travail à Mons.


Artothèque
Rue Claude de Bettignies, 1 à 7000 Mons
Compris dans le prix d'entrée à l'Artothèque 6€/4€
Exposition accessible du jeudi au dimanche – 10.00 à 16.00

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« LUCIE ET LES PAPILLONS » / SQUARE ROOSEVELT - 7000 MONS 
L’image contient peut-être : ciel, arbre, nuage et plein air

Dans le cadre du projet « L’art habite la ville » de la Fondation Mons 2025 et de la Biennale de Mons, Capitale culturelle, l’artiste David Mesguich a réalisé une sculpture monumentale de plus de 7 mètres de haut, composée de près de 2000 facettes et lourde de 2 tonnes, installée ce 27 juin au Square Roosevelt pour une durée minimum de 2 ans. Le côté innovant du projet réside dans le partenariat public/privé entre les étudiants de la Promotion Sociale IEPSCF Jemappes-Quiévrain, les entreprises Façozinc et WAX et la complicité du Club Mons 2025 Entreprises et Cultures. Il marque le début de magnifiques collaborations autour de l’art. Thème de cette Biennale qui invite à vivre et partager ensemble. 

David Mesguich, artiste français à la renommée internationale nous livre ici, une œuvre monumentale pleine de poésie. Il interroge les frontières, les limites et leurs artefacts qui contraignent la liberté de déplacement dans l’espace public. David parcourt les villes et développe une cartographie atypique en concentrant son intérêt pour tout ce qui, dans ces espaces de passage, sépare et divise. L’artiste se réapproprie quelques parcelles de ces territoires aseptiques par ses sculptures monumentales et à travers ses dessins. Il questionne la place de l’homme dans l’environnement urbain en tant qu’espace de cloisonnement, de séparation, de franchissement. Ces lieux conditionnés faits de multiples marquages et signaux compartimentent et restreignent tant liberté de mouvement que de penser. 

David Mesguich explique la genèse de « Lucie et les papillons » :
Un jour quelqu’un m’a dit que lorsque l’on aimait, on avait des papillons dans le ventre. J’ai toujours trouvé l’image amusante alors que moi-même je ne ressentais pas les choses de cette façon. Malgré tout, j’ai quand même gardé cette image dans un coin de ma tête. Plus tard j’ai croisé le chemin d’une peinture qui illustrait deux personnages tenant chacun d’une main un même cœur et de l’autre une paire de ciseau, comme pour poser un ultimatum : qui découpera ce cœur en premier ? Au final, je crois que je n’aimais pas cette toile et encore moins le coté inéluctable qu’elle sous entendait, et pourtant elle m’a longtemps fascinée et je l’ai aussi photographiée dans un coin de ma tête. Puis je suis devenu papa et je me suis rappelé ces moments où l’amour pouvait échouer. J’ai alors pensé que je ne souhaitais pas que mon enfant puisse un jour souffrir pareille situation et j’ai voulu réaliser quelque chose qui dirait exactement le contraire. C’est à ce moment-là que l’image de ma fille Lucie entourée de papillons, cassant une paire de ciseau a pris corps ; ciseaux brisés pour que leurs ailes ne puissent jamais être coupées. À une époque où tout est fragile et éphémère, cette sculpture se veut symbole de résistance et de durée ; espérer ne suffit pas il faut décider. 
L’image contient peut-être : une personne ou plus, ciel et plein air

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