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orgues

  • Les Collégiades à la Collégiale Sainte-Waudru à Mons dimanche 15 juillet 2018 avec Eric Dujardin et Etienne Walhain de la cathédrale de Tournai

    BILLETTERIE :  https://www.billetweb.fr/collegiades2018

    orgues, concert

    orgues, concert

     

    https://www.waudru.be/

    https://www.facebook.com/collegiades/

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  • Inauguration des orgues restaurées de la collégiale Sainte-Waudru à Mons :Récital d'Olivier Latry dimanche 15 avril 2018 17h

    L’un des plus grands organistes de notre temps inaugure les orgues de la Collégiale Sainte-Waudru


    Organiste titulaire de Notre-Dame de Paris, classé dans le top 5 mondial, Olivier Latry inaugure les grandes orgues restaurées de la collégiale Sainte-Waudru, après plus de trois ans de silence !

    Cet orgue de quatre claviers et pédalier, initialement conçu pour l’abbaye de Cambron, est le plus complet de Wallonie.

    La restauration a consisté à restituer authentiquement ce qui restait du matériel ancien et à rendre aux claviers leur traction traditionnelle. Un moment historique pour la cité montoise !


    Dim 15.04 – 17h
    Hors les murs – Collégiale Sainte-Waudru
    20 / 18 / 15€
    bonus curiosity : 2 points

    orgues,concert


     

    http://surmars.be/evenement/recital-dolivier-latry/

    BILLETTERIE  : http://surmars.be/billetterie/?ticket_id=2439

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    HISTORIQUE DES ORGUES DE SAINTE-WAUDRU

    Le buffet monumental de style Louis XVI fut à l’origine, conçu pour l’abbaye cistercienne de Cambron-Casteau, vers 1780 par Ermel, facteur d’orgues montois.
    Il contenait un instrument de style classique français de 49 jeux répartis sur quatre claviers manuels et un pédalier. Cet orgue qui était déjà constitué en partie de tuyaux de l’instrument précédent datant de 1693 (facteur : Matthieu Le Roy – le grand-orgue étant devenu positif et le positif étant devenu écho après intervention d’Ermel), ne servit que très peu de temps à Cambron. En effet, en 1783, l’Empereur Joseph II supprima l’abbaye ; cette suppression fut exécutée « manu militari » le 22 février 1789. L’orgue fut vendu et remonté en l’abbaye de Coudenberg à Bruxelles, qui supprimée également, avait été transformée en paroisse. Le Conseil du Hainaut ayant rétabli l’abbaye de Cambron le 17 décembre 1789, l’Abbé obtint que soit reconnu inconstitutionnel et annulé, tout ce qui avait été fait depuis l’expulsion des religieux. C’est ainsi que les grandes orgues dont on terminait le remontage à Bruxelles, furent à nouveau démontées et reprirent la direction de Cambron. L’occupation française mit fin à l’existence du monastère, mais l’orgue fut sauvé et remisé. Lorsque la Collégiale Sainte-Waudru fut rendue au culte après la furie, elle était dépouillée de ses ornements et de ses orgues (il s’agissait d’un petit instrument situé sur le jubé de Du Broeucq).

    Dès 1804, l’idée fut lancée de racheter le grand orgue de Cambron et en 1807, le contrat fut signé. La réception eut lieu le 28 mars 1811 : le facteur Ermel chargé des travaux, avait ajouté une bombarde à la pédale, augmenté l’espace entre les deux buffets et avait amélioré l’alimentation en vent de l’instrument.

    Dès 1822, l’orgue dut être restauré, les tuyaux tombant les uns sur les autres et la soufflerie jugée insuffisante. On constata que l’orgue avait été « mal relivré ». C’est Louis Fétis (oncle du célèbre musicien François-Joseph Fétis) qui fut chargé de cet ouvrage.

    En 1834, Pierre-Jean et Henri De Volder restaurèrent l’orgue renouvellement de la soufflerie, les claviers désormais au nombre de 3, passèrent à 54 notes et certains jeux aigus furent remplacés par de plus graves. Une boîte d’expression fut placée et les anches du grand-orgue furent remplacées par un semblant de batterie : basse de clairon, dessus de bombarde, trompette en basse et dessus. En outre, ils remplacèrent la voix humaine par un dessus de hautbois 8. Au positif, ils ajoutèrent un cornet et s’engagèrent spécialement à améliorer l’abrégé de ce clavier. En ce qui concerne l’écho, ils remplacèrent la doublette par une quarte de nazard, la tierce par un dessus de montre, la fourniture par un cornet V et la voix humaine par un hautbois ; ils renouvelèrent aussi le dessus de flûte. A la pédale, les De Volder adaptèrent un système pour que la bombarde qui était en fait la basse de ce jeu au grand-orgue, puisse parler séparément, ce qui nécessita de nouveaux secrets pour ce jeu.

    Dès 1844 pourtant, Auguste-Joseph Rifflart restaura l’instrument. Dans son devis, il est question de « faire » parler une grande quantité de tuyaux qui ne chantent plus depuis très longtemps. Rajuster les anches à une grande quantité de tuyaux de trompette, de clairon, de hautbois, de cromorne et de bombarde. Raccommoder, ressouder les corps de ces tuyaux qui sont défectueux. Faire jouer les mouvements des mécaniques … qui s’accrochent entre eux et font chanter les notes sans les toucher … ».

    En 1864, Désiré Cordier effectua des réparations urgentes et fournit une nouvelle soufflerie. En 1875, l’orgue fut restauré par Charles Anneesens de Grammont : renouvellement de la soufflerie, amélioration de l’harmonisation des jeux de montre et bourdon 16′, restauration de la tuyauterie.

    Entre 1920 et 1930, un facteur de second ordre démantela totalement l’instrument d’origine : il vida et détruisit en partie le buffet du positif et plaça un orgue pneumatique tubulaire de 25 jeux répartis sur 2 claviers et pédalier dans le buffet monumental. Pour permettre à l’organiste de voir ce qui se passait dans le chœur, il n’hésita pas à amputer la façade du positif d’un tuyau sur deux.

    Cet instrument ne possédait que des jeux de fonds et d’anches de 16, 8 et 4′ sans la moindre mixture, le registre nommé « fourniture » appelant en réalité le dessus de bombarde 16 du grand-orgue.

    Sans citer de nom, l’ingénieur liégeois L. J. Alexis en fit une critique acerbe dans la revue « Musica Sacra » de septembre 1931, donnant pour titre à son article : « La grande pitié de nos orgues ».

    Peu de temps après ces travaux, Emile Debacker était nommé organiste titulaire. Très vite, il se rendit compte de la pauvreté et du mauvais fonctionnement de l’instrument. A force de persévérance, il parvint à faire admettre le principe d’une reconstruction complète suivant les goûts du moment et l’évolution de la facture d’orgues.

    En 1952, Maurice Delmotte construisit l’orgue actuel en conservant les rarissimes jeux anciens ayant échappé au massacre des années vingt. Il dut malheureusement enlever la montre 16 du grand buffet qui, devenue lépreuse, tombait en miettes.

    Il fut béni par Monseigneur Himmer en présence de la Reine Elisabeth, le dimanche 21 décembre 1952 à 15 heures ; aux claviers se succédèrent Emile De Backer (titulaire) et Maurice Guillaume (prix de virtuosité du Conservatoire de Bruxelles), tandis que les œuvres vocales étaient interprétées par les petits chanteurs de St-Laurent de Paris et la « Royale Union » de La Bouverie.

    De 2016 à 2018, le grand orgue a bénéficié d’une restauration totale réalisée par les maisons Klais (Bonn) et Thomas (Ster-Francorchamps). Il compte maintenant 70 registres répartis sur 4 claviers manuels et un pédalier pour un total de plus de 4.400 tuyaux.

    https://www.waudru.be/