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Le Festival International de Musiques Militaires pourrait-il se poursuivre à Mons? De nombreux montois ne veulent pas sa disparition! Et pourquoi pas une biennale en 2018?

Signez la pétition:cliquez sur le lien ci-dessous et indiquez votre nom et prénom tout en faisant votre commentaire :

http://www.mesopinions.com/petition/art-culture/maintien-festival-international-musiques-militaires-ducasse/26921

 Elle sera prochainement déposée à la Ville de Mons

Depuis l'annonce en décembre 2016 dans la presse et sur Télé Mb de la suppression probable du  Festival International des Musiques Militaires ( FIMM) pour le doudou 2017,de nombreux montois ont été très attristés et même scandalisés de cette nouvelle même si il n'y a pas eu à ce jour d'annonce officielle par la Ville de Mons.

Une pétition a été lancée et plus de 1.200 montois ont déjà signé cet appel,pour qu'on ne jète pas le bébé avec l'eau du bain, à savoir qu'on ne supprime pas un événement qui existe depuis 56 ans en le remplaçant par des fanfaronades dont personne ne connait le détail.

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Jacques Hamaide, ancien échevin montois aujourd'hui retraité et très attristé de cette suppression annoncée, nous a écrit pour nous résumer l'historique de ce festival montois qui a fait briller la ville de Mons dans le monde entier et pour soumettre l'idée d'une biennale en 2018 :

L'Histoire du Festival International de Musiques Militaires

à Mons depuis 1961

Devenu échevin des finances et des Fêtes en 1959 , Edmond Bovyn fit rapidement le constat que  certaines périodes dans les fêtes de la Ducasse, souffraient de creux, particulièrement les vides du dimanche et lundi , après-midi et soirée

Son chef de service, par ailleurs musicien renommé, Albert Langue, lui proposa la création d'un Festival de musiques militaires comme il en existait en d'autres villes d'Europe.

René Guerlus, responsable des Brasseries et grand animateur du commerce montois adhéra aussitôt à  cette initiative.

Et le premier Festival eut lieu lors de la ducasse 1961.

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L'idée était géniale, en adéquation avec le passé militaire de la  ville et avec son haut enseignement de la musique (présence d'un Conservatoire Royal).
Le Festival avait le mérite de la présence  4 à 5 jours durant, le jour et le soir, dans tous  les quartiers de la ville, de musiciens de tous les pays et de haut niveau, souvent premiers prix de conservatoire, par ailleurs drillés à la marche et au mouvement, dans des uniformes  de cérémonie hauts en couleur.

On sortait de la guerre et l'enthousiasme fut à son comble particulièrement lors de la retraite aux flambeaux du  samedi soir assurée par la musique américaine avec ses marches célèbres dont celle de J.F. Sousa et des compositions de Glenn Miller et Gershwin.

Mais 10 ans plus tard, le Collège de la première fusion envisagea, sous la pression de René Noël, échevin UDP, de remplacer les musiques militaires par des fanfares.

La résistance fut totale de la part du nouvel échevin des fêtes soutenu totalement par Albert Langue et son service.

Et l'organisation du festival redoubla d'ardeur et d'initiatives, se rependant dans les nouvelles sections de la ville  et assurant les visites dans les deux cités auxquelles nous sommes liés par un serment d'amitié ; Le Roeulx (dès le vendredi) et Frameries.

De plus pour augmenter l'intérêt, un spectacle fut introduit au milieu des prestations musicales : drills d'armes US, motards de la police de Berlin, gymnases des pompiers de Paris, sauts de parachutistes etc.. ;

La préparation du Festival était devenue quasi professionnelle : visites et contacts des Tatoo (Edimbourg), visites des ambassades à Bruxelles, du Ministère de la guerre à Londres, du Ministère des armées à Paris, des QG en Allemagne.

Le Shape était arrivé à Mons en 1967- il y aura 50 ans ce mois de mars-  et l'appui de son  haut commandement intervint à différentes reprises.

Les contacts  avec les  chefs des musiciens devenaient, des relations de confiance et souvent d'amitié.

Après Albert Langue, la direction des opérations fut reprise avec la même ardeur  par l'équipe de Jean Paulet, Jean Claude Vanderlinden, Chantal Dubois

On peut dire qu'en 55 ans, plus de 40 pays ont été présents, totalisant près de 15.000 musiciens; sans doute plus de 400  formations, venant de 4 continents et qui ont donné à Mons des milliers de  concerts.

Le Festival vibrait aux évènements du monde :

Ainsi, la musique grecque fut écartée au dernier moment après la prise de pouvoir par les colonels ;

la musique de la garde républicaine du Zaïre nous envoya ses instruments mais les musiciens n'arrivèrent jamais pour cause de perturbations diplomatiques ;

la musique américaine posa problème d'opinion avec la guerre du Vietnam :

l' invitation d'une musique allemande fut longtemps retardée par crainte et respect des anciens combattants.

C'était donc bien un Festival international.

Le « Doudou », notre hymne national, était joué partout ; il a fait le tour du monde ; ainsi  quelqu'un  m'a dit l'avoir entendu siffler sur la Place Rouge,

Et dans les gênes montoises subsistent  des brides de ces spectacles tels les pas obliques des Janissaires d'Ankara  ou  la course des Bersaglieri .

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Bien sûr les choses changent, le monde change, il faut s'adapter aux nécessités et aux souhaits, faire des efforts de remise en cause.
Ainsi il est inutile de poursuivre le spectacle au stade Tondreau, d'abord  parce qu' 'il se situe à une  mauvaise heure pour les montois et invités ;  ils  sont loin  d'être sortis  de table, et le spectacle , ils peuvent le voir plusieurs fois s'ils le veulent et gratuitement.

Et les musiques il faut les chercher  parmi les plus abordables en prix,  dans les Balkans, les pays baltes, en Afrique  du Nord, partout  où il y a un  lien particulier qui facilite les choses.

Et il faut bien constater que des Festivals, il y en a encore de célèbres tels Edimbourg et Québec, mais aussi  plus près  à Saumur (F), à Arlon et à Namur.

Celui de Saumur  est une biennale, et cela me donne à réfléchir.

Le Festival International de Musiques Militaires (FIMM) 2017 devrait être le 56 ème,

Le FIMM, au cœur des montois, reste un réel patrimoine qu'on ne peut abandonner.

Le monde ayant évolué et les moyens sont différents,  pourquoi ne pas  créer des partenariats avec d'autres villes ?

Pourquoi ne pas faire du FIMM ,  une biennale comme à Saumur ?

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http://www.ot-saumur.fr/01-02-07-FESTIVAL-INTERNATIONAL-DE-MUSIQUES-MILITAIRES-A-SAUMUR-2017_a20392.html

et pourquoi pas une première fois en 2018, au sein de la grande biennale' « Mons 2015 »? 

Vive la ducasse, vive le Festival International de Musiques Militaires à Mons!

Jacques Hamaide 1er février 2017.

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Merci de signer la pétition en cours pour le maintien du Festival lors de la Ducasse de Mons:

cliquez sur le lien ci-dessous et indiquez votre nom et prénom tout en faisant votre commentaire :

http://www.mesopinions.com/petition/art-culture/maintien-festival-international-musiques-militaires-ducasse/26921

 

Article dans le DH du 14 avril 2017 :

http://www.dhnet.be/regions/mons-centre/mons-un-festival-de-musiques-militaires-en-biennale-58ef9d04cd70e80512d31a82

Article dans la DH du 16 décembre 2016:

http://www.dhnet.be/regions/mons-centre/mons-exit-les-militaires-place-aux-fanfares-au-doudou-58531b93cd70fa7e37c4c70d

 

Les commentaires des montois ayant signé la pétition sont à visualiser ici:

"Que de plaisir de voir et écouter ce festival, ne changeons rien"

"Parce Mons avait une réputation mondiale énorme dans ce genre telle que le festival éponyme d' Edimburg...Parce que les montois et les touristes adoraient cela depuis 56 ans et qu'on ne leur a pas demandé le moindre avis. Parce ce spectacle sans faille sera remplacé par des formations peu fiables, quelque peu désordonnées, sans panache et sans reconnaissance internationale (prévoir d'éventuels comas éthyliques parmi les participants "fanfaristes" 

"Je trouve vraiment dommage que l'on supprime cet événement consacré à la musique militaire, déjà trop peu mise à l'honneur dans notre pays. Les organisateurs se plaignent de la baisse de fréquentation, mais sera-ce réellement différent avec des harmonies et fanfares? Ce qui manquait à cet événement était une plus grande visibilité (affiches, mise à jour du site internet, Facebook, etc.)"

"Pour beaucoup de personnes, la Ducasse n'aura plus la même saveur sans le Festival International de Musiques militaires, c'est d'une certaine façon amputer la Ducasse d'un de ses membres"

"Montoise dans l'âme,laissez nous ce moment magique et si beau"

"Si cela continue, plus de retraite, plus de musique dans les commune fusionnées à quand plus de Ducasse ?"

"Le festival international de musiques militaires fait partie intégrante de la ducasse et appartient au folklore montois"

LISEZ TOUS LES AUTRES COMMENTAIRES EN CLIQUANT SUR LE LIEN CI-DESSOUS

http://www.mesopinions.com/petition/art-culture/maintien-festival-international-musiques-militaires-ducasse/26921?commentaires-list=true

 

On en a parlé au Conseil Communal de Mons du 14 février 2017

http://webmail1.infomaniak.com/attachment/IMG_20170216_063439.jpg?id=13816-%40-Sent&part=1.2

 

Commentaires

  • Dommage !!!! Depuis toujours on a vu ces belles parades militaires avec de belles musiques

  • J'ai été musicien militaire au sein des musiques belges de 1974 à 2010, j'ai voyagé avec la musique de la Force Aérienne dans beaucoup de pays comme: France,Allemagne, Canada, Etats unis d'Amérique, Italie, Suisse, Pologne .... et encore d'autres dont la liste serait trop longue à citer et dans tous ces pays ils connaissaient Mons et le fameux doudou !!!
    Ce festival est réellement une vitrine internationale pour Mons, supprimer ce festival serait une perte énorme.
    Créer est difficile et je suis certain que ceux qui ce sont acharnés à la création de ce festival pourraient en témoigner, par contre supprimer est très facile ! Je conçois que la formule de ce festival n'est pas idéale surtout en dehors de Mons (stade entre autre) le centre ville est idéal et populaire. La ville a surement à voir dans l'organisation mais le ministre de la défense nationale aussi via le service du protocole des musiques militaires Belge.

  • NON, le fimm doit continuer comme il a toujours été. L'innovation n'est pas suppression mais GARDER avec plus de dynamisme. Cela aussi fait partie du folklore

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