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Boeing Boeing au Théâtre Royal de Mons dimanche 24 janvier 2016 à 17h

 

 

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C'est à un vol en première classe que nous convie Nathalie Uffner avec Boeing Boeing, de Marc Camoletti, histoire d'un homme qui jongle avec ses maîtresses, toutes trois hôtesses de l'air sur des fuseaux horaires qui vont finir par s'emberlificoter. Ce classique de boulevard, qui a fait le tour du monde depuis sa première création en 1960 et continue de faire les beaux jours de Broadway, débarque donc dans une version long courrier (deux heures trente avec entracte), avec un personnel d'équipage plein de peps et une mise en scène qui carbure comme un concorde. 
Bon, il faut aimer la grosse farce, le ballet ultra huilé des portes qui claquent et les clichés à gros traits sur les nationalités (on déconseille notamment aux Allemandes de tenter la découverte) mais, ces pré-requis remplis, on est assuré de passer une soirée hautement divertissante. 
Comédie en trois actes, la pièce se déroule dans l'intérieur cossu d'un parisien à la libido plus culminante que la Tour Eiffel. Bernard a trouvé le truc pour vivre comme un parfait polygame sans pour autant s'entourer d'un harem : chacune de ses maîtresses est hôtesse de l'air mais de pays différents et sur des horaires de vol censés se croiser. Vaudeville oblige, le mécanisme va se gripper juste quand notre Don Juan (Thibaut Nève) reçoit la visite d'un vieil ami de lycée. Ce dernier trouve en Antoine Guillaume une véritable bête comique, loin des rôles über gays qu'on lui connaît. Avec un accent provençal rieur et une dégaine de franchouillard bon vivant, le comédien nous épate une fois encore. 
Emporté par le tourbillon de quiproquos qui balaye le plateau, à mesure qu'il tente de voler au secours de son ami débordé par l'arrivage superposé de ses maîtresses, le comédien fournit une grosse partie du kérosène à ce vol bourré de turbulences. Le voilà qui vole de bras en bras, parmi un trio de comédiennes impeccables : Myriem Akhediou, Espagnol passionnée, Catherine Decrolier, Allemande d'une rigueur amoureuse hilarante, et Delphine Ysaye, Américaine survoltée. Sans oublier une Odile Matthieu joyeusement clownesque en domestique dépassée par la routine complexe de son employeur. On rit de bon coeur et on ne voit pas le temps filer. Effet du décalage horaire peut-être ? 

Billetterie

http://www.ticketmaster.be/event/boeing-boeing-billets/9975

 

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ou aux guichets de Visit Mons (Grand Place Mons)VisitMons. : 065/39 59 39

Dimanche 24 janvier 2016 à 17h 

             au Théâtre Royal de Mons

Prix : 10€ = étudiants

          20€ = seniors

          25€ = adultes     

Durée : 2h30 avec entracte


 La critique de la pièce ici :

 http://mad.lesoir.be/scenes/41258-boeing-boeing/

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